+__La Tristesse__+

Poster dans Vampire, nouvelles / essais le 18th avril, 2009 par Vampire

La tristesse m’a atteint !

Il m’a nouée la gorge !

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Essai n°2

Poster dans Skapote, nouvelles / essais le 1st septembre, 2008 par Skapote

Elle était là, assise dans ce train, la destination ? Peu importe, tant qu’elle s’en va elle est heureuse. Le paysage laisse entrevoir une clairière, et au bout de celle-ci on peut apercevoir un lac, l’eau limpide lui rappelle ce souvenir d’enfance où elle voit ses parents enlacés, se disant des mots d’amour, elle croyait que ce temps là durait une éternité finalement il n’aura duré que trois années. Elle se rappelle aussi de l’odeur sucrée du parfum de sa mère, des grandes mains de son père, qui par la suite lui donneront plus de coups que de caresses. A cet instant, elle ressent une haine si profonde que le bleu de ses yeux devinrent noir comme l’obscurité.Le jeune homme assis en face d’elle paraissait impatient, il gesticulait, se mordait les lèvres, on eu dit qu’il avait peur de perdre quelque chose, ou peut-être quelqu’un.
Après tout ce n’était qu’un inconnu parmi tant d’autres dans cette masse infinie, ce flot incessant de voyageurs.
Un couple se dispute, un peu plus loin, leurs enfants énervent les passagers. Le train-train habituel lorsque l’on se déplace. Elle pense que le respect est une chose fondamentale, au lieu de s’énerver sur qui à tort et qui a raison, ils feraient mieux de s’occuper de leurs foutus gosses. Ce genre de personne l’exaspérait au plus haut point.
Derrière elle, un jeune couple se disait des mots d’amour, s’embrassait; ce qui avait tendance à énerver le vieux, assis un siège plus loin. Il montrait des petits signes d’énervement, en marmonnant des paroles inaudibles. Ce qu’il pouvait la faire rire. Elle se plaisait à contempler les personnes présentes dans ce train, nous n’avons rien en commun se disait-elle, et au final nous avons tous une personne qui nous relie à ces personnes, un ami qui connaît un autre ami etc, jusqu’à pouvoir établir un lien professionnel, amical, familial et bien plus encore.
Tous ces gens perdus dans leurs pensées, leurs problèmes, leurs petites intériorités misérables. Mais après tout elle s’en moquait. Elle allait retrouver sa mère, prête à se remarier, elle espérait que cette fois ce ne serait pas un enfoiré (elle qualifiait son père avec ce genre de mots). Sa mère, il faut le dire, attirait les enfoirés. Maintenant elle marquait un point de plus, elle avait 22 ans et toute la vie elle, un homme devait l’attendre patiemment quelque part, elle ne sait pas où puisqu’elle ne l’avait pas encore trouver. Ce qu’elle ne sait pas encore c’est que ce ne sera pas un homme mais, une femme. Il se trouve qu’elle aime les deux, mais ça elle ne le sait pas encore. Et elle ne le saura jamais puisque ce train finira sa course au fond d’une rivière.
C’est dommage. Elle avait 22 ans, c’est jeune, mais que voulez-vous la vie réserve parfois de biens mauvaises surprises.
Tout se crée, tout se transforme, rien ne se perd. Une âme parmi tant d’autres.
Elle aurait quand même voulu savoir qui était cet homme qui redonnait le sourire à sa mère. Son père, mêlé à des histoires de drogue, apprendra la mort de sa fille quelques années plus tard, il se suicidera.
Sa mère donnera naissance à un second enfant, un petit garçon de 2kgs prénommé Clément.
Plus tard, une fois qu’il aura grandit, il rencontrera une femme, et auront une fille. Elle s’appellera Aurélie, comme elle.
Tous les hommes ne sont pas mauvais, il en est la preuve, de l’amour il en a, mais aussi de la générosité.

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Essai n°1

Poster dans Skapote, nouvelles / essais le 1st septembre, 2008 par Skapote

Une envie d’écrire me surprend, j’aurai aussi besoin d’une cigarette mais l’envie d’écrire est plus forte. Lire un livre, me donne envie d’écrire, de me donner corps et âme dans ce projet. Je me rappelle encore des conneries que j’écrivais avant. Maintenant ça va mieux, c’est toujours naze mais moins qu’avant. La confiance en soi est une qualité qui m’aura toujours manqué. Ceci dit, trop de confiance rend orgueilleux.
Il y a des gens qui se brûle avec des allumettes, d’autres se blesse avec un couteau. Et moi, qui me tue avec un stylo. Je me tue à écrire. Même si je n’ai pas le « truc », j’aime ça. Si j’y consacre plus de temps peut-être que ça viendra. Mais surtout je ne me force pas à écrire, il faut que l’envie me vienne d’un coup, je prends mon cahier, un stylo et je laisse les mots s’écrire seuls. Mes idées se mettent peu à peu en place, c’est un peu mécanique, comme un rouage qui se met en place.
Je ne me suis pas présenté… Pour ceux que ça intéresse, je m’appelle Jean. J’ai une vingtaine d’années, quelques côtes cassées et un sourire ravageur. Vous savez celui qui fait tomber toutes les filles. Je ne me vante pas, j’en suis d’ailleurs étonné, avec toutes les merdes que la vie a pu m’envoyer, de m’en sortir aussi bien avec les filles. Au moins une chose que j’arrive à faire à peu près bien, au niveau professionnel ça ne se passe pas aussi bien, je suis au point mort. Au chômage si vous préférez. Je cours chaque jour à l’ANPE, je dépose des CV ici ou là, je rencontre des filles. Et surtout ce jour, où j’ai rencontré une fille. LA fille. De beaux yeux verts, brune, bien foutue. Très bien foutue même. J’en rajoute un peu pour vous faire envie ? Non. Les autres détails sont pour moi, traitez moi d’égoïste je m’en tape. Avec ce genre de personne, je ne peux que l’être.
Elle m’a rendu dingue au premier regard. Elle était assise au comptoir d’un café, j’entre pour aller discuter avec Jo le patron du bar. Et je tombe sur elle, elle était entrain de parler avec un espèce de vieux ringard friqué, ça devait être un type important (j’appris plus tard qu’il l’était effectivement).
Jo me fait un clin d’oeil et me dit :
- Elle te plaît ?
- Oui. Mais je pourrai jamais l’avoir alors à quoi bon ?
- Dis pas de conneries ! Tu as qui tu veux, il suffit juste d’attendre le bon moment.
Perplexe, je salue Jo et m’apprête à sortir, quand la fille en question me rattrape et me dit :
- Excusez moi, je ne suis pas française et vous avez l’air de connaître Paris. Pouvez vous me faire visiter ?
(Notez au passage qu’elle avait un petit accent, surement américain).
- Bien sûr (là j’en crois pas mes yeux, j’ai décroché le gros lot, va falloir s’accrocher et pas être lourd).
Je vous en pris, dis-je, en la laissant sortir du bar.
Je lui offre la totale : La tour Eiffel, le Trocadéro et tout le reste.
A la fin de la journée, elle a des étoiles pleins les yeux, et moi je ne rêve que d’elle dans mes bras. Mon étoile, c’est elle.
Un rêve qui se réalisera quelques années plus tard. Je le recroise exactement au même endroit, presque à la même heure, un lundi matin. J’ai réussi à trouver du taf quelque temps après l’avoir rencontrée. Je suis boulanger et le café de Jo est à deux pas de mon boulot. Chaque matin je passe le voir en espérant la revoir.
Entre temps je vous cache pas avoir coucher avec d’autres filles mais je ne pensais qu’à son visage quand je les entendais prendre leur pied. Après nos retrouvailles, tout s’est enchaîné très vite; le premier baiser, la première nuit dans bras, nôtre premier enfant et beaucoup de premières fois sont devenues des secondes puis des troisièmes fois et ainsi de suite. J’ai arrêté de compter.
Voilà maintenant sept ans que je partage ma vie avec cette femme, nous avons deux enfants, une belle maison, une bonne situation et une tonne d’amour à se donner pour une éternité.
Elle est ma plus grande réussite et je vous jure que je suis le plus heureux des hommes.
Jo avait raison, il suffisait juste d’attendre. Attendre le bon moment.

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