Le terroriste protégé

Poster dans FotoXe33, nouvelles / essais le 29th avril, 2009 par FotoXe33

Assit dans son avion privé, entouré de garde du corps, le directeur de la CIA regardait pensivement par le hublot. En face de lui se tenait le directeur adjoint . Il paraissait pour le moins nerveux.
La veille, deux tours s’étaient effondrées. C’était « une attaque terroriste médité de Bensi Laïdan » avaient-ils lâches aux journalistes.
Pourquoi cet homme ? Bien qu’il eut été agent de la CIA au paravent, c’était un homme avec un casier assez bien remplit, et de plus il était « arabe ». Après tout, les états-unis voulait leur pétrole, avoir un terroriste Arabe était parfait.
L’avion arriva sous le soleil brulant de l’Irak à 14h02. Les deux hommes habillés de leur beaux costumes noirs sortirent entourés d’une vingtaines de garde du corps (et d’une douzaine de snipers). L’engin était stationné juste devant une base militaire. Les deux gardes à l’entrée s’écartèrent et composèrent le code confidentiel a 20 chiffre pour ensuite donner leur empreintes digitales et rétiniennes affin qu’ils puissent ouvrirent la base lorsque le directeur montra sa carte.
Quatre autres officiers les attendaient derrière et les escortèrent jusqu’au fond de la base. Là se trouvé une table et trois chaises, dont une qui était déjà occupée par le soit-disant « terroriste » en question. Les deux hommes s’assirent pendant que les gardes du corps et les militaires sortaient de la pièce.
-Salut Bensi. Ça va ? Le voyage d’Amérique n’a pas été trop inconfortable ?
-Parfait John. Les opérations se sont toutes déroulées comme prévues.
-Bien. Will, voulez-vous bien me donner l’enveloppe.
Le co-directeur s’exécuta et tendit à l’homme une enveloppe grand format assez lourde.
-Voila, comme convenu votre enveloppe. De l’argent, faux papiers pour plusieurs pays, quelques passes, l’adresse du chirurgien et des médecins de la CIA sous couverture, et bien sûre une carte d’immunité en cas de soucis.
-Merci John. Qui est au courant de l’affaire ?
-Moi et mon directeur adjoint.
-Et les hommes ici ?
-Cela ne savent rien. Ils ont étaient payés pour ne rien savoir, et sont tous placés sous hautes surveillance audio et visuelle.
-Monsieur, hésita Will, il est 14h10…
-Merci Will. Bensi, ce n’est pas que votre compagnie m’ennuie, mais je doit être à la maison blanche pour un faux rapport de la situation dans une petite heure.
-Et bien, au plaisir John. Will ce fût un plaisir également.
Les trois hommes se levèrent, et après un échange de poignée de mains, les deux agents sortirent à leur tour de la pièce, et retournèrent au jet qui les attendaient.
-Monsieur, dit Will mal assuré, êtes-vous sûre que l’affaire sera camouflée et sans fuite ?
-Will, allons, soyez sans crainte. Nos meilleurs agents et le Pentagone sont sur l’affaire.
-Et Bensi, on le laisse partir comme ça ?
-Ne vous inquiétez pas Will, plus de 450 agents au pentagone surveilleront ces moindres faits et gestes. Le jour où un autre pantin présidentiel aura besoin d’un petit coup de pouce pour monter en côte des citoyens, on le ressortira…

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NK712 :

Poster dans FotoXe33, nouvelles / essais le 1st septembre, 2008 par FotoXe33

Il était 19h45, et l’avion venait tout juste de décoller. A bord se trouvait les dix hommes les plus riches du monde ; dans ce grand jet privé : le NK712.
Josh était à l’arrière avec tous les autres servants. Il préparé le repas de ces messieurs. Il avait une mission : celle de faire sauter l’avion.
Il éprouvait une haine envers tout ces hommes à pouvoir qui faisaient ce qu’ils voulaient et pouvaient tout se permettre. Ils leur suffisaient d’agiter une poignée de billet et les intéressés étaient à leurs ordres. D’ailleurs, chacun de ces milliardaires possédaient une trentaine d’entreprises en Chine, Inde, Afrique, et tout les pays où la main d’œuvre n’est pas cher. Le profit. Ils ne pensaient qu’a ça. Le profit et les bénéfices.
Josh en était au dessert. En effet, il fallait que tout soit prêt pour que lui et les autres servent en un minimum de temps. Il ouvrit le tiroir où se situait la poubelle et jeta un rapide coup d’œil sur le détonateur qui s’y trouvait au fond.
Il restait 37 minutes. Il savait que lorsque la bombe exploserait, ils seraient pile au dessus de l’océan pacifique, a un endroit où la bombe ne ferait aucune victimes autre que celles visées.
Il pensa alors à sa vie. Tristement, il se rappela que dès sa naissance ses parents l’avaient abandonné avant qu’ils ne meurent dans un accident de voiture. Il avait été élevé par son unique famille : son actuelle patron qui le considéré comme son propre fils. Il était célibataire, n’avait jamais eut d’enfant… Après tout, il n’avait que 25 ans.
Il regarda à nouveau le compte à rebours : il restait 15 minutes. Juste assez de temps pour évacuer les personnes avec qui il travaillait. Après tout, ils n’y étaient pour rien eux. Il y avait 7 parachutes pour Josh et ses six collègues de travail.
Après leur avoir tout expliqué, il les équipa chacun d’un parachute, en leur disant qu’un bateau les attendaient en bas. Le bateau de son équipe. Les six servants sautèrent. Josh quand à lui regarda une dernière fois la bombe : 5 minutes restantes.
Il n’avait pas envie de sauter. A quoi bon ? Sauver sa vie pour quoi ? Il n’avait personne a par son père adoptif qui l’attendait en bas avec ses 5 hommes. Et puis même en tuant ces bandits –qui mangeaient à présent le plat de résistance- il y aurait toujours leur fils pour prendre la suite. Et même si ce n’était pas le cas, ce serait quelqu’un d’autre tout aussi riche.
Il ne voulait plus de ce monde hypocrite et mensonger. Il n’avait plus envie de vivre avec ces pourritures qui dirigeaient les pays.
Il prit le parachute, l’enfila, s’imbiba d’essence pour ne laisser aucune traces de lui et de son passage, et prit la bombe qu’il serra contre lui.
Une dernière larme coula sur sa joue. Il inspira un grand coup… 3, 2, 1…

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