Essai n°3

Poster dans Skapote, nouvelles / essais le 4th septembre, 2008 par Skapote

L’envie d’écrire lui prit comme une envie de pisser,un jour comme ça.Elle prit une feuille et un flot de mots incessants ne cessait de s’accroître de jours en jours.Sa dernière histoire d’amour y a sûrement été pour quelque chose.Elle avait rencontré ce beau jeune homme un jour d’hiver,attablé au comptoir de ce petit bistrot,il se remémorait bruyamment ses derniers exploits sexuels,il était complètement saoul,en plus de ça il venait de sniffer cette poudre blanche,comme si ça ne suffisait pas déjà.
Elle cherche à s’intégrer et lui ne vaut qu’un chose : se désintégrer.Sa vie c’était le vol à l’étalage,des petits vols par ci par là.Juste pour s’amuser.Il avait tout ce qu’il voulait.Elle voulait tout ce qu’il volait.
Elle avait 22 ans,la peau un peut trop mate aux yeux du monde.Lui,avait la peau trop blanche selon sa famille.
Comme quoi la vie est mal faite pour un certain nombre de personnes.La plupart en fait.
Elle s’assit à côté de lui,il avait les yeux rouges,injectés de sang.Une personne raisonnable ne l’aurait pas fait.Mais cette fille est tout sauf une personne raisonnable,non pas qu’elle ne soit pas recommandable,elle n’avait pas peur.Peur de rien,ni de qui que ce soit.
Il la regarda et lui sourit,un sourire qu’il n’avait jamais donné auparavant.Elle lui rendit.Il en resta là.Elle non.
Elle lui prit la main et l’emmena danser du moins,elle essaya.Il titubait,jurait,il était fatigué de sa vie.
Elle la croquai un peu plus chaque jour.Après tout c’est bien ça l’idée,oui, »la vie vaut la peine d’être vécue »,c’est ça le proverbe.Elle s’en souvenait toujours de celui-ci.Parce que les coups de pute étaient son quotidien,un de plus ou un de moins,elle n’en était plus à ça près.
Ils dansèrent une bonne partie de la nuit et finirent celle-ci l’un dans l’autre.
Cette histoire dura un temps puis un beau jour il disparu.Il s’était amusé un temps,avait bien ri,fait beaucoup de conneries mais de tout ça il ne voulait plus tandis qu’elle ne demandait que ça.
Et chacun vécut sa vie de son côté,tout en sachant qu’ils étaient fait l’un pour l’autre.Ils se complétaient à bien des niveaux.Mais quand il la vit dans les bras d’un autre,il ne le supporta pas
Son erreur,elle la regrettera toute sa vie.Aujourd’hui encore elle s’en mord les doigts.
La vie est faite d’imprévus.Des choses se calculent,d’autres pas.
Les beaux garçons elle les croisait au détour des rues,les jolies filles il ne les voyait plus.
Il ne ressentait plus rien.Ni haine,ni rancoeur,ni désir de vengeance.Juste une peine profonde,le manque.
Il lui nouait l’estomac,coulait dans ses veines,envahissait son cerveau.Si bien,qu’il mourru.
C’était un 4 décembre dont elle a oublié l’année.Le jour de leur première rencontre.Triste coïncidence…
Maintenant elle écrit pour laisser divaguer son pardon.S’il était encore en vie,elle lui dirait simplement ces mots : Je t’aime.
Rien de plus,rien de moins.Et il lui répondrait : je te pardonne,je t’aime,plus que ma propre vie.
Partons loin,pour oublier toutes les tentations de ce vieux monde malade.
Elle lui dit oui,dans un rêve.Et mourut à sont tour.
De toute façon ce n’est qu’une âme,une de plus,une de moins…Tout le monde s’en moque.
N’est-ce pas ?

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Essai n°1

Poster dans Skapote, nouvelles / essais le 1st septembre, 2008 par Skapote

Une envie d’écrire me surprend, j’aurai aussi besoin d’une cigarette mais l’envie d’écrire est plus forte. Lire un livre, me donne envie d’écrire, de me donner corps et âme dans ce projet. Je me rappelle encore des conneries que j’écrivais avant. Maintenant ça va mieux, c’est toujours naze mais moins qu’avant. La confiance en soi est une qualité qui m’aura toujours manqué. Ceci dit, trop de confiance rend orgueilleux.
Il y a des gens qui se brûle avec des allumettes, d’autres se blesse avec un couteau. Et moi, qui me tue avec un stylo. Je me tue à écrire. Même si je n’ai pas le « truc », j’aime ça. Si j’y consacre plus de temps peut-être que ça viendra. Mais surtout je ne me force pas à écrire, il faut que l’envie me vienne d’un coup, je prends mon cahier, un stylo et je laisse les mots s’écrire seuls. Mes idées se mettent peu à peu en place, c’est un peu mécanique, comme un rouage qui se met en place.
Je ne me suis pas présenté… Pour ceux que ça intéresse, je m’appelle Jean. J’ai une vingtaine d’années, quelques côtes cassées et un sourire ravageur. Vous savez celui qui fait tomber toutes les filles. Je ne me vante pas, j’en suis d’ailleurs étonné, avec toutes les merdes que la vie a pu m’envoyer, de m’en sortir aussi bien avec les filles. Au moins une chose que j’arrive à faire à peu près bien, au niveau professionnel ça ne se passe pas aussi bien, je suis au point mort. Au chômage si vous préférez. Je cours chaque jour à l’ANPE, je dépose des CV ici ou là, je rencontre des filles. Et surtout ce jour, où j’ai rencontré une fille. LA fille. De beaux yeux verts, brune, bien foutue. Très bien foutue même. J’en rajoute un peu pour vous faire envie ? Non. Les autres détails sont pour moi, traitez moi d’égoïste je m’en tape. Avec ce genre de personne, je ne peux que l’être.
Elle m’a rendu dingue au premier regard. Elle était assise au comptoir d’un café, j’entre pour aller discuter avec Jo le patron du bar. Et je tombe sur elle, elle était entrain de parler avec un espèce de vieux ringard friqué, ça devait être un type important (j’appris plus tard qu’il l’était effectivement).
Jo me fait un clin d’oeil et me dit :
- Elle te plaît ?
- Oui. Mais je pourrai jamais l’avoir alors à quoi bon ?
- Dis pas de conneries ! Tu as qui tu veux, il suffit juste d’attendre le bon moment.
Perplexe, je salue Jo et m’apprête à sortir, quand la fille en question me rattrape et me dit :
- Excusez moi, je ne suis pas française et vous avez l’air de connaître Paris. Pouvez vous me faire visiter ?
(Notez au passage qu’elle avait un petit accent, surement américain).
- Bien sûr (là j’en crois pas mes yeux, j’ai décroché le gros lot, va falloir s’accrocher et pas être lourd).
Je vous en pris, dis-je, en la laissant sortir du bar.
Je lui offre la totale : La tour Eiffel, le Trocadéro et tout le reste.
A la fin de la journée, elle a des étoiles pleins les yeux, et moi je ne rêve que d’elle dans mes bras. Mon étoile, c’est elle.
Un rêve qui se réalisera quelques années plus tard. Je le recroise exactement au même endroit, presque à la même heure, un lundi matin. J’ai réussi à trouver du taf quelque temps après l’avoir rencontrée. Je suis boulanger et le café de Jo est à deux pas de mon boulot. Chaque matin je passe le voir en espérant la revoir.
Entre temps je vous cache pas avoir coucher avec d’autres filles mais je ne pensais qu’à son visage quand je les entendais prendre leur pied. Après nos retrouvailles, tout s’est enchaîné très vite; le premier baiser, la première nuit dans bras, nôtre premier enfant et beaucoup de premières fois sont devenues des secondes puis des troisièmes fois et ainsi de suite. J’ai arrêté de compter.
Voilà maintenant sept ans que je partage ma vie avec cette femme, nous avons deux enfants, une belle maison, une bonne situation et une tonne d’amour à se donner pour une éternité.
Elle est ma plus grande réussite et je vous jure que je suis le plus heureux des hommes.
Jo avait raison, il suffisait juste d’attendre. Attendre le bon moment.

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