Jack

Poster dans FotoXe33, nouvelles / essais le 13th septembre, 2008 par FotoXe33

La nuit était tombée depuis longtemps sur la place de l’église. La lune était pleine, le ciel dégagé, une nuit parfaite. Un homme était assis sur un ban, contemplant vaguement ses chaussures.
Il était habillé en noir des chaussures à sa veste. Son visage bien rasé lui laissait paraitre 30ans tout au plus. A présent, il regardait fixement sa montre en argent. Une brise légère se fit ressentir. Tout était calme en cette belle nuit d’été. Ce petit village ne comptait pas plus de 300 habitants, mais il n’était pas sans histoire pour autant. Perché dans l’angle de la rue, une fenêtre était encore allumée. On pouvait distinguer une faible lueur qui faisait ressortir l’ombre d’un homme d’une cinquantaine d’années, qui écrivait à son bureau.
Cet homme, c’était le notaire du village. Mais pas seulement. Il était également le bras droit de la mafia la plus importante du continent. Le réseau dépassé à lui seul les 300 000 hommes, et presque le double en nombre de meurtres.
L’église sonna les douze coups de minuit. L’homme assit sur le ban se leva, sorti de son dos un pistolet, et assembla l’engin avec un silencieux qu’il avait sorti de sa poche. Il se dirigea ensuite au pied de la bâtisse et attendu. Cinq étages plus haut la lumière s’éteignit, et moins de deux minutes après, le notaire sorti du pat de la porte. L’homme du ban lui plaqua sa main recouvert d’un épais gan noir, et sans hésité, lui tira deux coups dans la nuque. L’homme s’écroula par terre dans une flaque de sang.
Il essuya avec un torchon le bout de son arme, dévissa le silencieux qu’il remit dans sa poche, rangea le révolver derrière son dos, retira des clefs de la poche du cadavre, avant de partir calmement vers une voiture garée un peut plus bas sur la place. Il rentra dans le véhicule, le démarra et parti calmement sur la route qui quittait le village.
La destination, il la connaissait : le domicile du second bras droit. Il s’était juré de tuer tout les dirigeants de la mafia avant de dénoncer le restant des hommes à la police, depuis le jour où ses parents qui travaillaient au ministère avaient été descendus alors qu’il n’avait que 5 ans. Après l’âge de 10ans, il était entré dans une école militaire (où il fut nommé meilleur tireur d’élite) d’où il sorti à l’âge de 25 ans.
Il avançait dans la nuit profonde en direction de sa prochaine victime. Ils y passeraient tous, sans exception.
Un an plus tard, le commissaire Bayard reçu un colis anonyme. A l’intérieur s’y trouvait plusieurs listes de nom de personnes membre de la mafia. Les listes étaient toutes signées d’Antonio, le Parain en personne (qu’on avait retrouvé mort une semaine au paravent). Une lettre y était jointe. Elle était signée d’un unique nom : Jack.
Le commissaire su tout de suite de qui il s’agissait : son fils adoptif, un enfant dont les parents qui travaillait au ministère avaient été tué alors que le gosse avait 5 ans.
Cette année, il y eut300 000 arrestations dans tout le pays, le commissaire fut nommé premier ministre, quand à Jack… Qui sait ?

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Tim Scribole :

Poster dans FotoXe33, nouvelles / essais le 2nd septembre, 2008 par FotoXe33

-Tim Scribole, 19 ans. Il menait encore une vie paisible sans histoire, jusqu’à hier soir. Milieu modeste, parents divorcés, mère tyran, père alcoolique, pas de frère, une sœur de 35 ans qu’il n’a jamais beaucoup connu. Elle, travaille en tant que secrétaire dans une boite de textile. Il est plutôt solitaire, ses seuls amis sont ceux de sont enfance. Il est parti de chez lui hier soir aux alentours de 22 heures. Il a fugué. Beaucoup de ses amis vous diront qu’il le fait chaque soir. Il est allé dans une boite un peu plus loin sur le boulevard vers 22h30. Il s’est bien amusé jusqu’à 3 heures du matin. Là, il a décidé de passer sous ce pont. Le soir, il est très mal éclairé, car il est entre deux lampadaires assez espacés. Puis, deux personnes l’interpellent pour lui demander du feu. L’un d’eux est armé, et il le poignarde de 35 coups de couteaux, et le dépouillent de tout ce qu’il a sur lui. Il meurt 20 minutes après une longue agonie en s’étouffant avec son propre sang qui lui sort de la bouche.
Sur ce, le légiste fit une signe de tête aux ambulanciers qui mirent le cadavre dans la fourgonnette.
-C’est du très bon boulot Dantson, conclut le commissaire. Classez cette affaire. On a déjà assez de paperasse pour s’en rajouter inutilement avec une petite histoire de routine. Après tout, ce n’est qu’un mort parmi tant d’autre… J’envoie 2 de mes hommes pour raconter qu’il s’est suicidé à leur famille.
-Mais commissaire, vous savez comme moi qu’il s’agit d’un meurtre ?
-En tout cas, ce n’est pas ce qui sera écrit demain dans la presse… D’ailleurs les journalistes m’attendent derrière le bandeau, si vous voulez bien m’excuser Dantson… Je veux votre rapport demain sur mon bureau.
-Mais commissaire…
-Ecoutez Dantson, je reconnais bien la fougue d’un nouveau dans son métier, j’étais pareil avant. Avec le temps vous verrez que vous aussi vous ferais de même… Pas de traces ? Affaire classée ! Je ne veux pas m’embêter avec de si petites affaires.
Sur ceux, il lui tourna dos et se dirigea vers les journalistes, stylos en main, caméra et micro en marche, prêts a gober tout ce qu’il allait dire…

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